Snecma Morocco Engine Services étend ses capacités de maintenance aux moteurs CFM56—5B
L'atelier de maintenance Snecma Morocco Engine Services (SMES), filiale à 51 % de Snecma (groupe Safran) et à 49 % de Royal Air Maroc, développe sa capacité industrielle.
Interview d’Alexandre Brun, Directeur Général de SMES.
Comment SMES se place-t-il au sein du réseau Snecma MRO ?
Snecma est à la fois constructeur et réparateur, un atout considérable. Aujourd'hui, Snecma réunit l'ensemble de ses unités de maintenance, dont son atelier au Maroc SMES, au sein d’un réseau unifié.
La vocation de ce réseau est d’offrir une meilleure qualité de prestations à nos clients grâce à la synergie renforcée des unités qu'il englobe. Ainsi, nous développons les mêmes standards de qualité que l’ensemble des ateliers et proposons le même niveau de prestation à nos clients. Pour ce faire, nous intensifions les échanges de savoir-faire entre les sites : SMES a accueilli cette année plusieurs techniciens de l’atelier belge, Snecma Services Brussels, pour les former sur les CFM56-7B qu'ils vont traiter. Tout comme nos opérateurs ont été formés par nos homologues de Saint-Quentin-en-Yvelines, en région parisienne, aux interventions sur le CFM56-5B.
Pourquoi étendre vos activités de révision au CFM56-5B en particulier ?
Ce moteur représente un fort potentiel de développement pour SMES sur la zone Afrique et Europe dont le marché est dynamique. Jusqu’à présent, nous étions spécialisés dans la motorisation des Boeing 737. Nous avons commencé avec le CFM56-3 et poursuivi avec le CFM56-7B. Traiter les moteurs CFM56-5B, qui motorisent les Airbus de la famille A320, est un complément logique. Nous allons mettre nos savoir-faire au service de ce moteur qui est proche en taille et en technologie du CFM56-7B. Nous avons réalisé 5 shop visits CFM56-5B en 2011, et une vingtaine est prévue pour 2012.
Comment les équipes se sont-elles mobilisées pour mener à bien ce projet ?
Nous avons préparé l'industrialisation des process CFM56-5B tout au long de l'année 2011. Nous avons bénéficié de l'expérience et du savoir-faire des ateliers de Saint-Quentin et de Chengdu en Chine pour le choix des outillages. Tout le monde s'est impliqué afin que nous puissions prendre en charge les cinq premiers CFM56-5B simultanément.
Quelles sont vos perspectives pour les mois à venir ?
Notre objectif est de poursuivre le développement des compétences nécessaires à la révision du CFM56-5B, en formant davantage d'opérateurs et en adaptant notre banc d'essai au moteur. Nous avons en effet la particularité de posséder notre propre moyen d'essai, ce qui nous permet de gagner du temps dans le cycle de révision. Nous devons l'adapter au CFM56-5B, car jusqu'ici, nous l'utilisions pour le CFM56-3 et le CFM56-7. Cela représente un investissement conséquent qui vient d’être validé par le Conseil d’Administration et qui nous permettra d’être encore plus performants.
